Un
homme pressé, de l'avis de tous ceux qui ont pu l'approcher de près
ou de loin, c’est la caractéristique première de cet homme. Une
autre caractéristique qui marque l'observateur attentif, est cette propension à ramener le sujet de la conversation sur sa personne.
Cette forme d'égocentrisme pathologique devrait nous alerter quant à
la finalité de l'action prônée par ce type d'individu; et pourtant
des milliers de personnes continuent de « boire » ses
propos sans sourciller.
Les
événements récents qui ont marqué l'actualité de la dernière
semaine suffiraient à eux seuls à démontrer la singularité du
personnage.
En
effet voici un parlementaire qui exige de la part des élites de
notre pays un comportement exemplaire en toutes circonstances, et qui
à la première occasion venue oublie la totalité de ses bons
conseils en se comportant à l'inverse de ce qu'il recommande aux
autres.
Voici
un homme qui en 2017 pourfendait la présidente du FN lorsqu'une
enquête était ouverte sur le fonctionnement de son parti, et qui
aujourd'hui confronté lui même à la même difficulté adopte un
comportement attristant et surtout révélateur de l’inconstance de sa parole.
Depuis
quelques temps déjà, son admiration assumée pour les régimes
dictatoriaux d'état d'Amérique du sud aurait du nous alerter sur la pertinence et la justesse de son analyse politique nationale et internationale.
Ses
récents propos sur la réalité de la situation au Vénézuela et son
admiration non feinte du régime en place ne peut qu’interroger
sur la manière dont ce monsieur pourrait envisager de gouverner si
jamais les urnes le plaçaient dans la position de le faire.
Pour
ceux qui ne suivent pas régulièrement les débats à l'assemblée
nationales, il est intéressant de savoir que le seul
parlementaire à s’être fait applaudir par les députés
lepénistes est monsieur Mélenchon.
Cette
convergence de vue, tant sur les pratiques politiques que sur la
manière d'aborder le fonctionnement de la justice et de la
police est significatif d'une vision assez particulière du pouvoir. S'il ne redresse pas rapidement la barre, la perspective de la tentation "totalitaire" approche à
grand pas pour ce parti et ce ne sont pas les tentatives de
minimisation de ce fait divers de la politique intérieure française
qui pourra changer l'orientation nouvelle qui "mine de rien"
vient d’être impulsée.
En effet, cet
inquiétant message envoyé par le leader de LFI marque de manière
incontestable un tournant dans la stratégie de conquête du pouvoir
de ce parti.
Toutefois,
cette posture et cette fureur émeutière peuvent indiquer deux choses :
La première révélant une faiblesse dans le système Mélenchon, une faille, éminemment présente mais tellement cachée qu'elle en devient insupportable pour son détenteur.
La
deuxième relevant
de la tactique et de la stratégie. Aboyer fort et haut en alertant
le peuple et en tentant un coup de force psychologique et médiatique.
Cela
ressemble à un copier coller des méthodes pratiquées par Napoléon III pour parvenir au pouvoir par l'intimidation, se faisant aider de groupuscules hurlants dans la rue et occupants la place publique.
Il
sera intéressant de suivre avec une certaine attention ce que
les nouveaux ralliements attendus et annoncés (Morel, Lienemann,
MRC) comptent faire après cette affaire.
La
prudence devrait logiquement être la source d'inspiration de ces futurs nouveaux arrivants dans les rangs de LFI, mais je crains
que la perspective d’une place bien située sur la liste présentée
pour les élections Européennes, soit de nature à faire tomber
définitivement toutes les réticences de ces élus. Et ce
ne sont pas les récents propos et prises de positions du MRC à
l'occasion de cette affaire, qui me rassurent sur la lucidité de ces
différents responsables politiques.
En
effet, ce parti prend fait et cause pour le "Lider Maximo" de LFI
sous couvert de "l’interrogation sur la légalité de la procédure".
Quant aux deux autres (Morel, Lienmann), à la suite de leur départ du PS, le chef de file de LFI leur a confirmé sans attendre qu'ils avaient toute leur place sur la liste des Européennes.
Nous attendons donc de détailler avec plus de précisions la place occupée par les uns et les autres sur
la liste LFI pour les Européennes de 2019.
Sachant que le numéro
obtenu sera certainement un savant mélange de représentativité, additionné d’un zeste de proportionnalité directement liée à l’allégeance
inconditionnelle à Mélenchon.
Je
conseille à tous les lecteurs de suivre le plus attentivement
possible le fil du déroulement de la constitution de cette liste,
car se sera sans nul doute un grand moment de politique politicienne
comme savent le faire ces représentants des partis de "naguère". Mais tout cela uniquement pour le bien du peuple évidement !
A très bientôt.
Didier ROUSSEL
Commentaires
Enregistrer un commentaire