Depuis quelques semaines, une bonne partie du personnel
politique local semble agitée d’une ferveur inaccoutumée. En effet depuis la
mise en examen du Maire de notre ville, les ambitions des uns et des autres se
font de plus en plus précises. Le printemps me direz-vous ? Nullement vous
répondrais-je ! Simplement le désir de devenir Calife à la place du Calife.
Le syndrome "Iznogoudien" en quelque sorte.
Tout d’abord il y a l’ancien Maire, qui ne se faisant pas à
sa nouvelle vie de citoyen presque ordinaire, ne peut s’empêcher d’essayer de
revenir sur le devant de la scène. Pour cela, tous les moyens sont bons.
Déclarations dans la presse, distributions de tracts sur le marché et surtout moult
poignées de main vigoureuses. Sait-on jamais ! Avec un peu de chance cela pourrait
fonctionner.
Mais voilà, il y a un écueil, et ce dernier est de taille !
Aucun des partis appelant à la démission du Maire ne semble
prêt à accepter le retour de l’ancien édile. Dommage, le scénario était
pourtant prometteur, mais un peu plus de vingt années d'exercice du pouvoir finissent toujours par laisser
de vilaines traces auprès des partenaires politiques.
Les autres partis ne firent pas mieux dans leur quête du
meilleur positionnement possible. Empêtrés dans leur fonctionnement interne,
ils durent en référer rapidement à leurs fédérations respectives. Ces
dernières, sans doute éclairées par les succès électoraux de la Gauche des
dernières années, se firent un devoir de les envoyer dans le mur une nouvelle fois. Elles leur conseillèrent tout simplement
de ne pas voter les délibérations présentées au Conseil Municipal et ceci au
motif que le maire devait démissionner pour qu’ils acceptent de voter ces délibérations.
En bons petits soldats, la grande majorité de ces élus obtempérèrent
immédiatement à l’injonction de leurs fédérations. Je sais que quelques un d’entre eux le firent sans grande conviction, conscients de la difficulté
d’une telle posture.
Mais voilà, là aussi il y a un écueil !
Comment expliquer alors, que ce qui était bon en Décembre
dernier lors du vote du budget de notre ville ne l’était plus soudainement. Comment
expliquer aux Kremlinois que des élus responsables refusent de voter des
délibérations qui concernent essentiellement la mise en place du programme
municipal qu’ils ont eux même approuvé et sur la base duquel ils ont été élus. Pourtant,
ce positionnement pour le moins anachronique ne semble pas perturber le moins
du monde la majorité de ces élus. Serions-nous en train d’assister à un suicide
politique local des partis de gauches traditionnels, l’avenir nous le dira. Je
souhaite un bon courage à ces élus, et surtout bonne chance dans leur capacité
à convaincre les citoyens du bien-fondé de leur positionnement surprenant.
Enfin, il a ce groupe d'élus non inscrits. Je constate que pour la plupart d'entre eux, il s'agit de jeunes élus. Sans doute mal préparés à la violence de la situation locale et de la vie politique en général. Tour à tour, ils décidèrent de déserter leurs partis politiques d'appartenance. Il faut leur reconnaître un certain courage, celui d'avoir su tenir bon face aux innombrables pressions de leurs amis politiques. Mais je pense que leur position ne pourra pas tenir dans la durée. En effet la quintessence même de l'action politique se situe dans l'action et certainement pas dans la seule observation.
Le statut d'élu local implique une immersion totale dans l'environnement de sa ville. Se mettre en retrait des décisions concernant cette vie locale devient vite incompréhensible aux yeux des citoyens.
Enfin, il a ce groupe d'élus non inscrits. Je constate que pour la plupart d'entre eux, il s'agit de jeunes élus. Sans doute mal préparés à la violence de la situation locale et de la vie politique en général. Tour à tour, ils décidèrent de déserter leurs partis politiques d'appartenance. Il faut leur reconnaître un certain courage, celui d'avoir su tenir bon face aux innombrables pressions de leurs amis politiques. Mais je pense que leur position ne pourra pas tenir dans la durée. En effet la quintessence même de l'action politique se situe dans l'action et certainement pas dans la seule observation.
Le statut d'élu local implique une immersion totale dans l'environnement de sa ville. Se mettre en retrait des décisions concernant cette vie locale devient vite incompréhensible aux yeux des citoyens.
En ce qui me concerne, j’ai choisi avec 10 autres élus de
la majorité de continuer à œuvrer et à mettre en application le programme
Municipal pour lequel les citoyens nous ont accordé leur confiance, et ceci au côté
du Maire.
En effet je me refuse à émettre un avis sur la culpabilité ou sur la non culpabilité de ce dernier. C’est pourtant ce que préconisent les autres élus en lui demandant de démissionner sans autre forme de jugement que les allégations de la presse et les soupçons insidieusement distillés par ses détracteurs. Alors même que les auditions viennent à peine de commencer, il faudrait faire fi du travail en cours de la justice et s’en remettre aux avis déjà prononcés de quelques-uns. Je rappelle, pour mémoire, que le Maire n’a aucune interdiction d’exercer son mandat et n’est pas frappé d’inéligibilité.
En effet je me refuse à émettre un avis sur la culpabilité ou sur la non culpabilité de ce dernier. C’est pourtant ce que préconisent les autres élus en lui demandant de démissionner sans autre forme de jugement que les allégations de la presse et les soupçons insidieusement distillés par ses détracteurs. Alors même que les auditions viennent à peine de commencer, il faudrait faire fi du travail en cours de la justice et s’en remettre aux avis déjà prononcés de quelques-uns. Je rappelle, pour mémoire, que le Maire n’a aucune interdiction d’exercer son mandat et n’est pas frappé d’inéligibilité.
Compte tenu de cet état de fait et jusqu’à ce que le tribunal émette un
jugement, je continuerais à servir les intérêts de notre ville à ses côtés, dans
le respect du programme municipal que la majorité a toute entière approuvé il
n’y a pas si longtemps.
Sincèrement Votre.
Didier ROUSSEL

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